Comment découvre-t-on de nouveaux médicaments ?

 Ce billet est le premier d’une série qui montrera comment les employés de Lilly découvrent et développent des traitements innovants pour les patients. Nous mettrons également en lumière certains des chercheurs et soignants qui sont à l’origine de ces découvertes de pointe.

Le développement d’un nouveau médicament est un processus complexe, qui débouche plus souvent sur des échecs que sur des succès. La probabilité globale d’un succès clinique – c’est-à-dire l’éventualité qu’un médicament qui atteint la phase clinique de test soit finalement approuvé – est estimée à moins de 12%[1].

Les entreprises du médicament doivent prendre des décisions stratégiques au sujet des médicaments-candidats à développer. Il est en effet important d’investir dans les molécules qui ont le plus grand potentiel pour aider les patients, le moins de risque de les affecter, et un bon retour sur investissement afin que l’entreprise puisse investir dans de nouveaux programmes d’innovation.

Drug Discovery

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Tous les médicaments viennent de produits naturels – c’est-à-dire les substances identifiées dans les plantes et les micro-organismes – ou de composés similaires aux substances présentes naturellement. « En tant que chimiste chez Lilly, je travaille en laboratoire pour fabriquer les molécules que je veux tester, » déclare Bruce Dressman, chercheur senior de Lilly dans le domaine de la chimie pharmaceutique. « J’apprécie ce travail en chimie pharmaceutique parce que c’est quelque chose de tangible. Il y a des jours où je ne fais rien d’autre que lire des travaux de recherche parce qu’il y a des éléments que j’ai besoin de comprendre parfaitement, ou parce que j’ai besoin d’une nouvelle direction pour un projet. La phrase « Vous pouvez passer une semaine en laboratoire ou une journée à la bibliothèque » est tout à fait vraie pour les chimistes. »

Parmi les milliers de molécules créées, seules quelques-unes passeront à l’étape suivante. « Il y a tellement de molécules qui échouent », commente Bruce Dressman. « Quand j’ai commencé chez Lilly, cela m’a pris un moment avant de m’habituer à cette mentalité. Quand vous trouvez la bonne molécule, elle se révèle d’elle-même être la bonne. »

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 « Quand vous découvrez une molécule qui marche, les bénéfices que vous en retirez peuvent vous conduire très loin, » explique le Dr Mary Mader, chercheur en chimie médicale chez Lilly. « Une caractéristique commune aux scientifiques est la persévérance. On arrive à tenir tous les jours parce qu’on perçoit les progrès quotidiens que l’on fait. Un de mes collègues m’a demandé « Que puis-je faire de significatif pour aider les patients ? » On veut vraiment que ce temps de recherche serve, non seulement pour nous en tant que scientifique mais aussi pour l’humanité. »

Les meilleurs médicaments-candidats sont identifiés sur la base d’une évaluation entre la structure de la molécule et son action biologique. Cette évaluation sert de point de départ pour une amélioration ultérieure. « Sans les deux aspects de ce partenariat chimique et biologique, on ne va nulle part », déclare le Dr Dod Michael, chercheur en biologie chez Lilly. « Les chimistes créent les molécules, et les biologistes testent les molécules. »

Utilisant les données des tests biologiques d’une molécule, les chimistes modifient les médicaments-candidats pour améliorer leur action. Les tests requièrent souvent des analyses ex vivo complexes (en utilisant du tissu animal ou humain), ou des analyses in vivo (en utilisant des animaux) afin de valider l’action biologique.

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Durant ce travail exploratoire, « nous testons une idée, réalisons des expériences, essayons de rassembler suffisamment de données pour voir si l’idée mérite d’aller plus loin, » dit Michael. « Il faut entre six mois et un an pour ce premier travail de découverte. Si l’idée s’avère prometteuse, alors une équipe de biologistes et de chimistes commence à avancer sur le projet et vient avec des médicaments à tester. »

Qu’est-ce qui pousse les scientifiques à persévérer dans le processus complexe, difficile, et rarement couronné de succès de développement de nouveaux médicaments ?

 « Être un scientifique est plus qu’un travail, » déclare Bruce Dressman. « Les scientifiques sont des gens qui aiment résoudre des problèmes. »

« Chaque problème que nous essayons de résoudre est différent du précédent, » ajoute Mary Mader. « L’évolution des antibiotiques aux neurosciences, au diabète et à l’oncologie montre cette diversité. Nous sommes toujours en train d’apprendre comment mieux découvrir et tester des molécules. C’est un cycle d’apprentissage à répétition. »

 « Nous sommes des patients, et nos proches sont patients également, » dit Dod Michael. « Nous faisons cela parce que nous avons une passion pour la découverte et pour aider les gens. »

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[1] PhRMA 2015 Biopharmaceutical Research and Development: The Process Behind New Medicines.