Les jeunes et l’industrie

Les jeunes ont une image dégradée de l’industrie mais sont en attente d’information sur ses métiers

Afin de dresser un état de lieux du regard que portent les jeunes sur les métiers de l’industrie, l’Institut Lilly, en partenariat avec l’Ifop, a réalisé une étude[1] sur « Les jeunes et les métiers de l’industrie » (2013). Principal enseignement: les jeunes ont une image dégradée de l’industrie mais sont en attente d’information sur ses métiers.

 Les métiers de l’industrie attirent les jeunes en troisième position (48%) derrière ceux des services (72%) et de la fonction publique (63%) mais nettement devant ceux de l’agriculture (21%).

 Les jeunes perçoivent l’industrie comme un secteur innovant, à haute technicité, et y associent des termes comme « l’exportation » (84%), la «haute technicité» (80%), « l’innovation » et « la qualification » (respectivement 75% et 68%).

 L’industrie est considérée comme étant créatrice d’emplois pour 66% des jeunes. Pour autant, les mots-clés « travail à la chaîne » (85%), « pénibilité » (81%), « saleté » (55%) et « déclin » (51%) sont largement associés à l’industrie.

 Surtout, 55 % des jeunes ont le sentiment d’être assez mal informés sur les différentes filières scolaires et universitaires menant aux métiers de l’industrie.

 Pour aller plus loin, l’Institut Lilly a réalisé une étude qualitative complémentaire et débattu de ces résultats avec une centaine de jeunes lors d’une table ronde qui s’est tenue au salon de l’Etudiant- L’Aventure des métiers le 21 novembre 2013 sur le thème : « S’épanouir dans l’industrie : pourquoi pas moi ? ».

Cette table ronde, animée par Thibaut de Jaegher, directeur des rédactions de L’Usine nouvelle, réunissait Xavier Fontanet, ancien président d’Essilor, professeur à HEC, président de la Fondation Fontanet, Bruno Bouygues, Directeur général de GYS, fabricant de chargeurs de batteries et de postes de soudage, et Marcel Lechanteur, Président de Lilly France et Bénélux et Président de l’Institut Lilly.

[1] Sondage réalisé sur un échantillon de 1021 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 à 25 ans, sur la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) après stratification par région et catégorie d’agglomération, du 2 au 6 septembre 2013).